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lundi 17 novembre 2014

Magellan

Une biographie ? 
Vraiment ?
Bon...

Et bien je dis oui ! Doublement oui !
Non seulement pour la personnalité assez extraordinaire de Magellan, mais surtout pour la qualité de narration de Stefan Zweig. 

Il conte vraiment. C'est facile, efficace. Il situe les événements mais surtout le pourquoi du comment. Il nous livre, en plus de la vie de Magellan, un vrai tableau de la géopolitique de l'époque, l'importance de la route des épices dans l'aventure maritime. Le Portugal, l'Espagne, le Moyen-Orient, les Indes, les îles des épices, Vasco de Gama, Colomb, Henrique... 

Tout simplement génial de simplicité et de découvertes de l'Europe et le Monde du 16ème siècle.

jeudi 23 octobre 2014

1275 âmes


L’année dernière, alors que j’étais en plein dans ma période « film noir » j’ai voulu lire ou redécouvrir des auteurs dont les œuvres avaient été adaptées au cinéma.  Dashiell Hammet, Horace McCoy, Raymond Chandler, James M.Cain, Jonathan Latimer et …Jim Thomson que je ne connaissait pas du tout. Du coup, je me rend dans ma bibliothèque favorite et j’en prend 3 de cet auteur au hasard. « Le lien conjugal », sympa mais sans plus, « Nuit de fureur », très bon polar que je recommande au passage…et « 1275 âmes » dont je cherche désespérément depuis un exemplaire à conserver (stock épuisé partout) tant j’ai adoré sa lecture. Très rares sont les livres qui m’ont fait rire. Pas le petit sourire en coin, mais carrément la bonne vieille poilade, la crampe des zygomatiques …même si 4 ou 5 protagonistes se font zigouiller sans pitié. Bref, ce roman est absolument HI-LA-RANT,  à prescrire à tous les dépressifs. Le comique vient de la façon de faire et de penser du personnage principal. Ce shérif d’un bled de 1280 rednecks (tiens il en manque déjà 5 dès le début) est bien moins bête que ce qu’il veut laisser croire.
Par Cricri, le tourneur de pages 

mercredi 1 octobre 2014

L'oeuvre de Dieu, la part du Diable

J'ai trouvé, j'ai enfin trouvé la façon de décrire l'écriture d'Irving. 

C'était tout simple, il écrit avec calme et urgence. Ses descriptions sont claires précises et surtout urgentes pour le reste du récit. Il ne perd pas son temps, il veut juste que vous soyez informés de la façon dont la vie autour sonrrécit se passe. 

Et c'est tellement efficace qu'on ne lâche pas ses 700 pages de Poche, écrits petit. Parce que pas une seconde on n'a envie de sauter une ligne. Parce sans ses descriptions, le récit n'a plus la même saveur. 

Je n'ai pas su le décrire pour "le monde selon Garp" mais cette dualité logique de la Part de Dieu et de l'Oeuvre du Diable (oui je sais...) m'a rassuré sur l'absence de Bien et de Mal
Par jpgpn

lundi 6 janvier 2014

Toute l'histoire du monde



Pour tout dire, attentif (et sans doute aussi exigeant) face aux résultats scolaires de ma fille, j’ai acheté ce livre de poche pour elle …puis je le lui ai discrètement emprunté.
Et j’ai été scotché.
Pourtant l’Histoire était ma matière favorite et de prédilection, que ce soit au collège ou au lycée.
Évidemment, ce n’est pas en quelques 400 pages qu’on peut compiler l’Histoire du monde, mais les auteurs ont souhaité nous refaire faire un tour global de l’Histoire. Avec un objectif clair, évoqué en préambule : 
« Est-il possible de déchiffrer l'actualité sans références historiques ?
Comment situer, par exemple, les guerres d'Irak sans avoir entendu parler de la Mésopotamie ?
On voit tout, tout de suite, en direct, mais on ne comprend rien.
D'où l'idée simple, ambitieuse et modeste à la fois, d'écrire un livre assez court qui soit un récit de l'histoire du monde, fermement chronologique, pour tous ceux qui souhaitent « s'y retrouver » et situer leur destin personnel dans la grande histoire collective et de l'histoire humaine. »

Et comme c’est bien écrit et bien structuré, on lit ce bouquin comme une grande saga littéraire. On le dévore aussi vite qu’un polar quand on veut savoir qui est le meurtrier …alors que là évidemment, on sait déjà qui ils sont, c’est dire à quel point que je recommande vivement cette lecture. Si l’ouvrage aura la bonne idée d’attiser la curiosité des lecteurs pour des périodes particulières, libre à chacun d’eux de développer alors leurs lectures avec des ouvrages véritablement historiques.

Par Cricri le tourneur de pages

vendredi 3 janvier 2014

Inconnu à cette adresse



Inconnu à cette adresse (titre en anglais : Address Unknown) est le premier livre de l'écrivaine américaine Kathrine Kressmann Taylor, publié un an avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Un de mes livres préférés. 
Très court mais inoubliable. 
L’Histoire (notez le grand H), en tout cas son cours (pas ceux de Terminale mais celui qui file comme l’eau) influence-t-il obligatoirement les Hommes ? (que de grands H, désolé). L’exil ou la mort sont-ils les seules façons de conserver son libre arbitre ou une manière de s’opposer aux déroulements des événements ? Le pardon est-il toujours préférable à la vengeance ?

La construction du récit sous forme d’échanges de correspondances rend l’oeuvre originale dans sa manière de décrire les personnages et de planter le décor. 
Droit au but. La montée en puissance du récit est linéaire, implacable. La charge émotionnelle varie de ce fait de 0 au début à 100 à la dernière page. A lire absolument !

Le livre a été adapté récemment pour le Théâtre. Pièce que je n’ai pas vue mais pour laquelle 16 duos de comédiens prestigieux ont joué à tour de rôle sur plus d’un an. A voir peut-être...

Par Cricri, le tourneur de pages

mercredi 5 juin 2013

Oro


Cizia Zykë.

Ce mec est un taré. Ce mec n'a pas de limite. Ce mec est un flambeur. Ce mec est un aventurier. Ce mec a une conscience très relative. Ce mec a un cœur. Ce mec est un enculé.

Il a une forte personnalité ? Non, c'est pire que ça.
Il ne se soucie aucunement de la souffrance des autres ? Non, il pense à leur place, pour leur bien, ou pas.
Il est inhumain ? Non, il croit à l'escalade de la violence pour l'enrayer.

Bref j'ai adoré l'improbable.
Bref j'ai dévoré son autobiographie.
Bref je vais immédiatement me plonger dans Sahara.


Par jpgpn

mercredi 15 mai 2013

La Horde du Contrevent

Unique !
Vous aimez le vent ? Vous connaissez le vent ? 
Le vent est la vie, la source de toute chose, même l'air est une forme de vent immobile. 
Mais d'où vient-il ? Vous le savez ? Vous voulez le savoir ? 
Alors vous allez suivre cette bande de tarés qui remontent le vent durant des années à la recherche de réponse(s). 
Ils sont 22, ils sont chacun identifiés par un signe que vous reconnaitrez grâce au marque-page. 
Ils se partagent la narration à chaque paragraphe et vous vibrerez pour chacun durant ce lent compte à rebours.

Roman parfois technique, émouvant, sincère, inclassable, chaque page vous entraine, vous surprend. Alain Damasio a travaillé son écriture pour vous faire vivre le vent. Les quelques passages un peu "longuets" sont autant de calmes avant la tempête. Profitez, vous ne lirez jamais un autre roman comme celui-ci.

Par jpgpn

jeudi 20 décembre 2012

Les mystères de Paris

Le roman français à ses débuts mais déjà haut en couleurs !
Eugène Sue a publié toutes les semaines un nouveau chapitre des aventures de la socièté parisienne du milieu du 19ème siècle. (dans "Le journal des débats" de juin 1942 à octobre 1943)

Un chef d'oeuvre souvent oublié par un auteur bien moins connu et reconnu que ses contemporains, Blazac, Hugo, Sand...

Ce regard sur la société, ce méli-mélo de personnages qui se croisent et se rencontrent dans une lutte entre le bien et le mal, cette envie de passer un message de bienséance en font  une vraie référence en la matière.

Je tiens à préciser que je ne l'ai pas lu mais écouté, en voiture, des heures et des heures d'évasion qui me tiennent en haleine à chaque fois et ne me donne pas du tout envie d'arriver !

Une fois n'est pas coutume, un peu de pub pour l'excellent site Audiocité, qui m'a permis de découvrir de nombreux romans que je n'aurais jamais lu. Pour le retrouver, c'est par ici !

Par Jpgpn

mercredi 11 juillet 2012

Lonesome Dove


Enorme !

Intrigué par le commentaire de quatrième de couv' : Si vous ne devez lire qu'un seul western dans toute votre vie, lisez celui là... et fortement recommandé comme étant le livre de l'année par mon libraire favori, je n'ai pas été une seule seconde déçu.

Loin d'Eastwood, de Wayne et de Bronson, je ne vous parle même pas de Terence Hill et Bud Spencer, vous allez découvrir une histoire surprenante, des personnages d'attachants à haïssables, une grande épopée de la colonisation de l'Amérique.

Parce que oui, vous allez la découvrir, il le faut ! La suite (et fin... snif...) dans le tome 2.


Par Jpgpn

mercredi 31 août 2011

En moins bien


La vie, c’est comme un roman, en moins bien… ça pourrait se résumer à ça… des points de vue décalé, l’immersion dans un monde de losers qui se subliment dans la loose… bref, des aventures comme on en a tous vécus, mais en moins bien… 

Rafraichissement, fatalisme, désillusion, un peu d’aigreur… finalement, si Desproges et Audiard avaient eu un petit, il se serait probablement déguisé en Arnaud le Guilcher… 

Par Guilhem

Le livre sans nom


Conseillé par Guilhem ci-dessous, fortement reconseillé par mon frérot qui a fini par me l'offrir, avec la mention "Tu vas kiffer mon chéri!", je dois avouer que j'ai été transporté.
Pas une seconde de répis, des personnages hauts en couleur, une facilité de lecture et une surprise à chaque page...
Et chose impressionante, ce livre magnifique a été diffusé anonymement sur internet, et comporte trois "suites" L'Œil de la lune , Le Cimetière du Diable et Le Livre de la mort, dont on ne connait toujours pas l'auteur!

A lire, à dévorer et à offrir pour que ce chef d'oeuvre vive et perdure !

Par Jpgpn

Le truc avec ce bouquin, c’est qu’on sait pas vraiment sur quoi on va tomber… il faut donc accepter de prendre des risques… et c’est payant… j’ai été assez bluffé… entre les références très pop culture, des personnages surgis de nulle part…

Si vous aimez les gros flingues, les mecs ultras débiles et ultra violents, les barmen sud américains et le bourbon, ça devrait être fait pour vous… 

Et c'est sans auteur identifié...

Par Guilhem


Sorry

Au départ j’aime pas les thrillers… j’ai conservé longtemps le traumatisme de l’étude du roman policier en 5è… j’ai mis du temps à m’en remettre… mai j’ai lu la 4è de couv de Sorry et finalement, j’ai vaincu mes démons…
Ce thriller m’a vraiment marqué parce que les personnages ont vécu des trucs traumatisants (tiens, comme moi avec ces putains de thrillers), mais surtout parce que l’auteur, Zoran Drvenkar, arrive à paumer complètement le lecteur en adoptant tour à tour différents points de vue de personnages que l’on soupçonne ou pas…
Et puis tiens, je vais peut-être aller en chercher un nouveau du coup…
Par Guilhem

lundi 8 août 2011

Le tumulte des flots


Alors là, je suis bluffé. Je n’ai jamais eu l’habitude de me plonger dans des romans d’amour, non seulement parce que je n’en voyais pas vraiment l’intérêt, mais surtout parce que je savais que les extra-terrestres, dragons et  autres monstres des mers n’arriveraient jamais au bon moment. Je caricature un peu, mais pas tant que ça. Je m’y suis essayé plusieurs fois, mais je m’emmerdais tellement que j’arrêtais avant même qu’ils ne concrétisent dans le foin (merci au petit Spirou pour les connaisseurs).

Bref, suite à un conseil tendre et insistant, immédiatement suivi d’un cadeau, je me suis plongé dans cette œuvre de Yukio Mishima, pensant que les histoires de pêches et de plongées relèveraient un peu le niveau.
Eh bien pas du tout ! C’est très précisément cette naïveté, cette simplicité pour décrire des émotions qui m’a passionné. Ce conte simple, direct et franc m’a gardé dans un optimisme à toute épreuve. Et je me surprends encore à y repenser.

Tout simplement parce que c’était beau.

Et que ceux qui en doutent s’y essayent, ils seront surpris de la facilité de Mishima à décrire toute chose, du banal paysage à l’action la plus vibrante. Et ainsi à donner au sentiment amoureux une force fondamentale là où d’autres se perdent en fades largesses.


Par Jpgpn