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jeudi 21 octobre 2010

Le roman de Miraut


Louis Pergaud, pour mémoire, c’est La guerre des boutons, et Le roman de Miraut, si j’en parle, ça n’est pas tant pour la certitude que j’ai qu’il plaira, mais plutôt pour ce qu’il ma fait ressentir, il y a de cela (très) longtemps. Flashback donc.

Jeune ado d’une douzaine d’années, sur les conseils et l’insistance parentale, je lis depuis quelques jours ce roman tout fripé et sorti tout droit de la bibliothèque du couloir. Une plongée dans l’univers paysan du début du siècle, avec un chien, Miraut. C’est sympa.

Seulement voilà, est-ce la jeunesse ? L’inexpérience littéraire ? Les hormones ? Voilà que je me retrouve assis sur mon lit, le livre entre les mains, et les larmes qui coulent ! Oui oui, je pleure. Je me dis m’enfin fais pas ta lopette, je referme, je m’essuie proprement de peur qu’un grand frère mal intentionné me surprenne et se foute de moi pendant une semaine, et je ré-ouvre le livre. Rien à faire, deux paragraphes plus loin, je chiale de nouveau comme une madeleine. Et de continuer quasiment jusqu’au bout du livre, que je referme finalement, vidé, stupéfié, et fort d’une révélation : alors ça peut faire ça un livre ?


Par Vincent