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dimanche 7 novembre 2010

La prophétie des Andes


Enchainer « Venir au Monde » (voir plus bas) puis La Prophétie des Andes n’était sûrement pas la meilleure idée. 
L’écriture appliquée de Mazzantini contre la pauvreté littéraire de James Redfield m’a très vite rebutée.

Dès les premières pages on se demande comment un tel ouvrage a réussi à vendre 20 millions d’exemplaires dans le monde. Cette réflexion m’a tenu quelques chapitres puis j’ai oublié le style et je me suis laissée porter non par l’histoire mais par la philosophie qui se dégage du récit. Bien sûr, il est davantage question d’ésotérisme ici et le livre n’a pas vocation de roman même si sa présentation est trompeuse. Là n’est pas le propos.

C’est un livre qui m’a dérangé à plusieurs niveaux. D’une part à cause de son essence mystique, d’autre part à cause de ses passages impropables très américanisés* qui ont l’air de surgir de nulle part, et enfin tout de même, parce qu’il faut bien lui reconnaître ses qualités, sa capacité à réussir à nous convaincre.

En tous les cas, je me suis questionnée sur mes raisonnements face au monde qui m’entoure, sur mon comportement dans la société et j’ai été surprise de l’actualité du propos, très axé sur l’écologie. Il n’arrive quasiment pas une semaine où des situations de la vie courante ne me rappellent les enseignements de ce livre, et ça continue de me sidérer autant que de me faire sourire.
Pas plus tard que ce matin d’ailleurs…

* Ma version du mot ‘américanisé’ : ça fait « boom » dans tous les sens,  c’est la course poursuite en veux-tu en voilà, les armes se chargent et se déchargent dans tous les sens dans une odeur de chair brûlée et de fumée de plomb…


Par Zélie