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lundi 25 octobre 2010

La Tour Sombre



Un western fantastique, de la fantasy au polar, une épopée en 7 volumes, rédigée en 33 ans… Non non, vous ne rêvez pas, c’est bien du Stephen King!


Et effectivement La tour Sombre n’a rien à voir avec ses autres œuvres bien plus connues, de Carrie à Rose Madder, de Shining à la Ligne Verte, tous aussi prenants les uns que les autres, à tel point que je n’ai pas pu en lire certains (Je me suis arrêté au bout de 30 pages de Jessie, miné par les cauchemars…)




Mais que vous ayez déjà lu un de ses romans ou non, vous ne pourrez qu’être surpris, enchanté par sa mise en scène déroutante mais efficace, saluer la recherche et le travail de cet écrivain qui continuait à faire vivre le Pistolero tout en faisant trembler ses lecteurs.



C’est une successions d’histoires, de personnages et de lieux tous plus improbables que les autres, racontés avec magie et finesse, entrainant le héros et le lecteur dans un état indescriptible… Enfin si :


« Ah ça y est, j’ai compris! … … … Ah ben non. »



Par Jpgpn

vendredi 22 octobre 2010

Venir au monde

On m’a prêté cet ouvrage à l’occasion d’un voyage à Sarajevo. Sûrement une de mes plus belles lectures depuis longtemps. Une écriture choisie, précise et délicate, presque poétique.

Gemma, italienne érudite, emmène son fils visiter Sarajevo, la ville où il est né. Rien n’est dit dans cette phrase, ni dans le titre aux apparences mièvre. Avec « Venir au monde » Margaret Mazzantini accouche d’un roman charnel et incisif qui nous transporte de l’Italie à la Bosnie (et inversement) avec tous les remous que peut comporter un voyage dont la névralgie est le ventre de Sarajevo 92-96.

Ce roman couple la violence et la douceur, compose avec des personnages auréolés d’amour que le destin pousse à comprendre la profondeur du monde et la complexité de la vie. Une histoire de phénix, où chacun mène une quête obsessionnelle, où les époques se croisent pour faire danser les souvenirs, la nostalgie, la rage, la douleur, la joie, l’ivresse. Pour nous perdre aussi, dans un flot de sentiments, de sang et de sens, dans l’odeur de sueur de Gojko, dans les entrailles de Gemma, dans la Slivovishka, dans les cuirs de Diego et les t-shirts crades de Pietro…

Blaise Cendrars disait « Je ne trempe pas ma plume dans l’encrier mais dans la vie », Venir au Monde serait né de cette encre là. 


Par Zélie

jeudi 21 octobre 2010

Le roman de Miraut


Louis Pergaud, pour mémoire, c’est La guerre des boutons, et Le roman de Miraut, si j’en parle, ça n’est pas tant pour la certitude que j’ai qu’il plaira, mais plutôt pour ce qu’il ma fait ressentir, il y a de cela (très) longtemps. Flashback donc.

Jeune ado d’une douzaine d’années, sur les conseils et l’insistance parentale, je lis depuis quelques jours ce roman tout fripé et sorti tout droit de la bibliothèque du couloir. Une plongée dans l’univers paysan du début du siècle, avec un chien, Miraut. C’est sympa.

Seulement voilà, est-ce la jeunesse ? L’inexpérience littéraire ? Les hormones ? Voilà que je me retrouve assis sur mon lit, le livre entre les mains, et les larmes qui coulent ! Oui oui, je pleure. Je me dis m’enfin fais pas ta lopette, je referme, je m’essuie proprement de peur qu’un grand frère mal intentionné me surprenne et se foute de moi pendant une semaine, et je ré-ouvre le livre. Rien à faire, deux paragraphes plus loin, je chiale de nouveau comme une madeleine. Et de continuer quasiment jusqu’au bout du livre, que je referme finalement, vidé, stupéfié, et fort d’une révélation : alors ça peut faire ça un livre ?


Par Vincent

Une prière pour Owen


C'est un John Irving, et Irving c'est vrai que c'est long, c'est bien mais c'est long. Et celui là, il est long, mais il est bien.

Il est tellement bien qu'à la fin on se dit puuuuutain il est bien çui là.

Parce que dans celui là, on suit tranquillement les péripéties des héros, on se fait pas chier attention, mais on reste tranquille, on sait pas encore tout.

Le tout c’est comme un grand choc, enfin pour moi ça a été ça : le sentiment en fermant ce bouquin que j’en avais rarement lu d’aussi bien ficelés. L’impression que ce con d’Owen Meany (prononcer OWEN MEANY avec une voix aigue) va me manquer déjà, mais surtout que les centaines de pages que j’avais lu tranquillou constituaient un ensemble extraordinaire.

Comment vous faire comprendre que ce livre, outre la paisible délectation que l’on ressent à sa lecture, est refermé presque sous le choc ?



Par Vincent

vendredi 15 octobre 2010

Cent ans de solitude



Un roman sans référentiel... 
Impossible de localiser l'action, mais surtout une absence de logique dans l'écoulement du temps. Et pourtant c'est si naturel quand c'est écrit avec passion.

Je n'avais pas l'habitude des auteurs Sud-américains quand j'ai découvert Marquez, et ses Mémoires de mes putains tristes. Et puis, frappé par cette douceur et cette soudaineté assemblées, je n'ai plus pu le lâcher.

Cent ans de solitude est une de ses œuvres majeures, la vie d'une famille, d'un village, cent années contées à travers tout ce que peut apporter l'écoulement du temps. Et c'est certainement là qu'il a voulu nous perdre pour nous permettre de ne retenir que l'essentiel.


Par Jpgpn

jeudi 14 octobre 2010

Le Seigneur des Anneaux



1920, un professeur de littérature anglaise amoureux des histoires pour enfants et passionné de mythologie… Jusque là rien de bien extraordinaire. 

Mais Tolkien met plus de douze ans à rédiger son Œuvre, ce formidable conte, s’inspirant de nombreuses légendes et croyances de tout peuple, que sa passion de la narration embellit ou noircit chaque action à souhait. 

Il créé les langues et alphabets des trois groupes de personnages principaux, poussant les détails jusqu’aux chants traditionnels Elfes ou aux deux mille ans de généalogie des rois Nains. Il a inventé une cinquantaine de races et de créatures plus ou moins humanoïdes, des dizaines d’espèces animales et végétales… Bref, un monde entier.

A tel point que ce magnifique récit, ce renouveau du romantique dans un contexte où la fantasy n’avait jamais vraiment percé, n’était à l’origine qu’un moyen de donner une cohérence à l’histoire de la Terre du milieu, des premiers Âges (Le Silmarillion) jusqu’au monde que connait Bilbo le Hobbit. Et c’est bien ce qui vibre le plus à la lecture du Seigneur des Anneaux. C’est ce qui n’est pas vraiment raconté mais qui a existé. Cette impression de n’avoir qu’une partie de l’Histoire.


Par Jpgpn

lundi 11 octobre 2010

Tideland





Découvert par hasard sur l’excellent naive.fr, interpelé par une critique simple mais efficace : « A la croisée improbable d’Alice aux pays des merveilles et de Psychose », j’ai plongé dans cet univers sombre dépeint avec un optimisme éclatant.

En quelques pages, j’ai redécouvert le roman descriptif, où la mise en scène prend plus de place que le scénario. Je me suis laissé porter par un univers nouveau, celui de l’imagination d’une fillette, et replongé dans les rêveries qui m’ont portées à cet âge. Et l’histoire nous happe sans que l’on s’en rende compte.



Le genre de bouquin qui ressurgit en mémoire face à des images, des sons ou des odeurs, plus que des situations. Seul roman de Mitch Cullin que j’ai lu à ce jour, n’hésitez pas à partager vos lectures.


Par Jpgpn 

L'île mystérieuse




Jules Verne revisitant Robinson Crusoë, dans un style scientifique, fantastique et psychologique qui lui est propre. Il oblige ses personnages à s’organiser en milieu hostile, traite de l’humanité de l’humain et de la bête, nous fait redécouvrir Pythagore et Linné.


Comment expliquer rationnellement des phénomènes imaginaires ? Il suffit d’une bonne base scientifique, d’un aplomb incroyable à une époque où les savants fous étaient écoutés, les visionnaires décriés. Grâce à ses récits, arguant ses vérités en les romançant, Jules Verne nous laisse croire qu’il y croit lui-même.

 
Je ne vais pas décrire ici chacune de ses œuvres qui m’ont marqué, de 20 000 lieues sous les mers à Voyage au centre de la Terre, de 5 semaines en ballon à Deux ans de vacances, mais j’insiste sur le plus abordable et le plus étonnant de réalisme de ses romans.

L’île mystérieuse est une épopée en trois parties qui se dévore en prenant son temps.


Par Jpgpn 

Voyage d'une Parisienne à Lhassa



Une femme, un territoire interdit, un voyage mêlé de méditation, de persévérance et de peur, un périple d'une autre époque (1924).

Un roman d’exploration documenté, une narration précise, la sensation d’être à ses côtés tout au long du périple.

Ce pays me fascinait déjà pour son isolement et sa société. J’ai redécouvert tout à la fois la puissance de ses montagnes, les contradictions de ses peuples, la force de sa foi.

Alexandra David-Neel a mené une vraie existence d’aventurière. Elle n’aura de cesse d’explorer cette Asie qui lui est refusée, s’imprégnant de la vie de ceux qu’elle rencontre pour les comprendre, les imiter, leur cacher qu’elle est une étrangère.



A la fois quête spirituelle, revanche et exploration de territoire « vierges », ce récit m’a autant appris sur le Tibet que sur toute l’obstination dont peut faire preuve une femme déterminée.


Par Jpgpn